Ligne Maginot - 169° Régiment d'Artillerie de Position



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169° Régiment d'Artillerie de Position

(169° RAP)






Origine

Le 169° RAP est le résultat du changement de dénomination du 159° Régiment d'Artillerie à Pied en 169° intervenu le 10 Avril 1923 sous responsabilité de la place de Belfort.

Ce changement de numéro n'affecta pas sa composition de l'époque, seuls quelques numéros de batteries changèrent : le 8° Bie du 159° devint la 21° Bie DCA du nouveau 169° RAP, et la 9° Bie du 159° devint la 8° Bie du 169°.

Ce régiment n'a qu'une existence de courte durée puisque sa dissolution est prononcée 3 ans plus tard, le 31 octobre 1926.

Le nouveau 169° RAP est recréé à la mobilisation de 1939 à partir d'éléments du 7° Groupe du 17° RAD. Il ne comportait à priori qu'un seul groupe (1) devient l'artillerie de position du SF de Montmédy .


Composition et encadrement

Chef de Corps : Col VIGNERON

STA :


I° Groupe - SF Montmédy

Commandement : CE PERRY

  • 1° Batterie administrative : Cne POTIER, adjoint : S-Lt de PERTAT. 1 batterie matériel de 120mm L de Bange, Batterie B0 : Lt MARTINOT, 1 batteries de 155mm L Mle 1918, la Batterie B1 : Lt DORÉ

  • 2° Bie : Cne CHARRIER. - 3 batteries matériel de 105mm L 13. Batterie B2 : Lt BROUTIN, S-Lt WULLES, Batterie B3 : Cne CHARRIER, S-Lt SAMSON, Batterie B4 : Lt HENRY, S-Lt BERGIER

  • 3° Bie : 1 batteries de 155mm L Mle 1918 : Batterie B5 : Lt Joseph le BIGOT, S-Lt Nicolas BOYARINOFF, positionnée à Moulins-Saint-Hubert, 1 batterie matériel de 105mm L Mle 1913, Bie B6 : Cne Jules NICOLAS, S-Lt Charles LANGLES

  • 4° Bie : Cne Robert FOUQUES, 2 batteries matériel de 105mm L Mle 1913 basées au sud de Sedan, entre Chaumont et le bois de la Marfée. Bie B7 : Cne FOUQUES, S-Lt Fernand MATHIEU, officier observateur S-Lt Jean HIERNAUX jusqu'en janvier 1940, Bie B8 : Lt Jacques LAGRELETTE, S-Lt Jean CURE


A ces batteries de campagne s'ajoutent les batteries d'ouvrage suivantes :
  • Batterie d'ouvrages Montmédy, créée le 16 janvier 1940. Cdt : Cne DRION. Officiers : Lt JOUGLA, S-Lt EUZIERES
    - VELOSNES : Lt ANGELI (Cdt l'artillerie), Lt TESTU (chef de bloc), S-Lt BELUE (officier Z)
    - THONNELLE : Lt TAYOT
    - Le CHESNOIS : Lt TURPAUL (Cdt l'artillerie), S-Lt ACKERMANN (chef de bloc), S-Lt PERRON (officier Z)
    - La HIGNY : Lt BRAILLY
    - VILLY Ouest et Est : resp. Lt TYCKOSINSKY et S-LT PENALVA
    - La LAITERIE : S-Lt HIERNAUX à partir du 16 janvier 1940
    - VILLECLOYE : Adj-C CHALOT
    La BAO (batterie d'artillerie d'ouvrages) du 169° est rattachée au CI du 155° RIF.

  • 13° Batterie : batterie d'ouvrages de Verdun, rattachée le 16 mars 1940, en provenance du 160° RAP (10° Bie)


Historique des combats

- 12-14 Mai 1940 : les Allemands entrent en France. Les batteries du I/169° prennent part à la défense côté sud de Sedan. Plusieurs auteurs rapportent que c'est le Cne FOUQUES, commandant la 4° Bie, qui serait à l'origine le 13 mai, probablement involontaire, du repli en désordre de l'artillerie du 10° CA. Il aurait informé le Lt-Col DOURZAL d'explosions en avant de ses batteries, provenant possiblement de chars (français ou allemands ?) vers Bulson. Cette information conditionnelle sera transformée par DOURZAL en une présence avérée de chars allemands et transmise comme tel au Col PONCELET, commandant l'artillerie du 10° CA. Celui-ci, ayant reçu d'autres rapports inquiétants au même moment, ordonne - dans un moment d'affolement et sans vérification de la véracité de l'information - le repli de l'ensemble de l'artillerie du CA... Cet incident, dénommé la "Panique de Bulson", contribuera à faciliter la percée allemande. PONCELET mettra fin à ses jours peu de temps après (1). La percée de Sedan menace les arrières du Groupe qui reçoit l'ordre d'abandonner ses positions après sabotage des pièces, intransportables.

Groupement de la 3° batterie

- 15- 17 Mai 1940 : repli vers Stenay puis Verdun, atteint le 17 au soir.

- 18 Mai 1940 : participation à la réoccupation des forts de Verdun. La B5 monte à Douaumont et la Laufée.

- 14 Juin 1940 : suite au repli des troupes d'intervalle et ouvrages de la ligne Maginot de Montmédy, les Allemands arrivent en approche de Verdun. Les tourelles de 155R et 75 de Douaumont tirent toute la journée, mais un incident grave à la tourelle de 75 rend celle-ci inutilisable dans la soirée (explosion accidentelle d'un obus dans le tube, tourelle éclipsée...).

- 15 Juin 1940 : l'infanterie du front nord de Verdun se replie dans la nuit du 14 au 15, laissant Douaumont isolé. A 2h30 le Lt le BIGOT donne l'ordre de destruction de la tourelle de 155 et évacue le fort sous la menace d'encerclement. Dans la matinée, le fort du Rozelier se saborde de la même manière. Arrivée dans la région de Rupt le 15 au soir.

- 16 Juin 1940 : départ pour St Mihiel.

- 17 Juin 1940 : arrivée à Gironville au moment où les Allemands attaquent l'embouteillage d'unités dans le village. Le I/169° participe à la défense avec du matériel d'infanterie récupéré. Le fort de Gironville est bombardé. Nouveau décrochage dans la soirée.

- 18-19 Juin 1940 : Arrivée dans la matinée à Pagny s/s Meuse, après avoir bifurqué sud car la ville de Toul n'est plus sure. Le replis se dirige ensuite vers Foug puis Choloy.

- 20-21 Juin 1940 : attaque allemande vers Choloy, repli vers Bicqueley.

- 22 Juin 1940 : capitulation du groupement DUBUISSON. Les hommes du 169° RAP rendent les armes et partent en captivité le 23.


Batteries d'ouvrages

Les éléments de batteries d'ouvrages au repos au CI 155° RIF reçoivent l'ordre de repli dés le 8 juin.
Les ouvrages eux-mêmes sont évacués et sabotés dans la nuit du 12 au 13 juin 1940.

Les éléments du premier décrochage du 8 juin stationneront jusqu'au 11 à Remoiville entre Montmédy et Damvillers.
Les batteries d'ouvrage de la 2e vague d'évacuation rejoindront les éléments de Remoiville et tous suivront un itinéraire de repli par Verdun (14/06) - St Mihiel (16/06) - Toul (17/06) - Rouges-Eaux (20/06) avant St Dié. Stoppés là par l'avance allemande, les personnels seront informés le 22 juin de la signature de l'armistice et reçoivent l'ordre de rester sur place. Ils seront désarmés et envoyés en captivité le 25 Juin.




Rédaction initiale : Jean-Michel Jolas - © wikimaginot.eu - 08/2023


Sources : SHD - 34N639 (archives du régiment) et "Hommes et Ouvrages de la ligne Maginot - Tome 2" - J-Y. Mary-A. Hohnadel-J. Sicard

Notes :
(1) Aucun char allemand n'avait franchi la Meuse à ce moment là... Source de ces informations : SHD - 30N82 archives du 10° CA. Rapport DUHAUTOIS, "Dunkerque- Fight to the last man" de Hugh Sebag-Montefiore
(2) les archives du 169° RAP sont particulièrement légères et peu explicites...




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